|
A la recherche de la Faculté
|
...savait donc ce que pouvait contenir ce coffre. DJ introduisit la clé dans la serrure et le loquet joua sans peine. Comment nos quatre amis, assis autour d’une petit table dans une auberge de Klimburg, petit village perdu dans les montagnes Slapes, auraient-ils pu savoir que c’était là le début d’une incroyable aventure ? DJ plongea la main dans le coffre et en ressortit un vieux parchemin. Chacun retenait son souffle. DJ déplia le papier, et lut d’une voix basse et hésitante.
« A toi qui lit ce papier,
La Fortune est assurée,
Car bientôt tu vas posséder
Le plus gardé des secrets.
En voici l’énoncé :
Il existe en ce monde
Un endroit mythique.
Faculté est son nom.
Si tu veux y accéder,
Des épreuves tu devras traverser
Et longue sera ta route.
Ta première étape te mènera
A celui que l’on nomme le Terroriste.
Lui comme moi connaît le chemin.
Prouve ta valeur et il te guidera. »
Le silence suivit ces paroles. Chacun repassait les mots dans sa tête. Petit-Pied fut le premier à revenir de son étonnement.
-Wow, dit-il. La Faculté… Elle existerait donc… Peut-être n’était-elle pas aussi folle que ça, ton arrière grand-tante.
-Cet endroit légendaire… renchérit Nirva .
-Et nous avons un moyen d’y accéder, ajouta DJ. Avez vous déjà entendu parler de ce terroriste ?
-C’est un bandit de grand chemin, répondit Kro. Il sévit à travers le pays. Je crois que les autorités aimeraient bien mettre le grappin dessus. J’ai entendu maître Malte en parler un jour.
-Je ne sais pas ce que vous en pensez, les amis, mais il me semble que nous devrions tenter de le trouver, ce Terroriste, dit DJ.
-Je crois qu’effectivement il s’agit là d’une quête intéressante, répondit Petit-Pied.
Nirva et Kro approuvèrent.
-Tu peux compter sur nous.
-Merci. Nous aviserons demain pour former une équipe de vaillants gaillards. Kro, tu nous y aideras, tu connais l’endroit. Pour l’instant, il est l’heure de souper.
Et c’est en devisant gaiement que nos amis dînèrent, puis se séparèrent pour aller dormir dans des lits (enfin) d’un repos bien mérité. Mais ce qu’ils n’avaient pas remarqué, c’est l’homme assis dans l’auberge et qui n’avait pas perdu une miette de leur conversation. A peine nos compères disparus, cet homme, vêtu d’une longue cape noire, était sorti dans la rue pour donner des ordres dans le creux de l’oreille d’un cavalier qui avait alors fendu la nuit sur son fier destrier en direction de Jirkane. L’homme à la cape s’était alors éloigné le long des murs sombres de Klimburg, avant de toquer chez maître Malte. Et la porte s’était refermée sur lui.