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A la recherche de la Faculté
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...plus loin sur la droite, les contreforts des Monts Tchouk. Mais de temps ils n’avaient pas. A peine s’ils en prirent pour boire et manger. Puis ils entamèrent rapidement la descente.
-Ce versant n’est pas exposé, contrairement à celui que nous venons d’escalader, dit Petit-Pied. C’est étrange d’ailleurs. La pente est faible, les plus profondes crevasses font une cinquantaine de centimètres. Même les fées n’expliquent pas ces différences. En tout cas, c’est une chance pour nous. On va enlever les crampons et descendre en ramasse. De toute façon, à l’heure qu’il est, les crampons ne nous seraient plus d’aucune utilité. La neige s’y collerait.
-Euh… La ramasse, c’est quoi ? demanda Nirva.
-C’est pas très compliqué : tu cours et tu te laisses glisser. Tu peux prendre le piolet pour te diriger. Détends toi et tout ira bien. Il y a peu de risques ici.
Et, montrant l’exemple, Petit-Pied se lança dans la pente, bientôt suivi par Nirva.
Pendant que Petit-Pied et Nirva risquaient leur vie dans la montagne pour tenter de le rattraper, le reste de la bande avait hâté le pas, pressé d’en finir avec ce voyage. C’est ainsi qu’au moment ou les deux Slapinistes quittaient le col, les autres passaient la frontière et pénétraient dans les Grandes Plaines. Propices à l’élevage et à la culture, ces plaines étaient extrêmement peuplées. De nombreux villages y connaissaient prospérité. C’est là que Sreitiop étendait ses murs sur des kilomètres. Une semaine après avoir quitté le pays des fées, la troupe parvint en vue de la capitale. Soit à une journée de marche des portes de la ville. Quand le mot immensité prend tout son sens… A l’origine, Sreitiop n’était qu’un petit village parmi les autres. C’était il y a bien longtemps. Car sa position stratégique le long du fleuve Lin lui avait permis de s’étendre rapidement pour devenir ce que les voyageurs découvraient aujourd’hui. Un mur qui barrait l’horizon, fait de maisons serrées les unes contre les autres et de portes gardées par des soldats. Inutile de préciser que les habitants de ces maisons limitrophes, moyennant finance, faisaient passer des personnes jugées indésirables par leurs fenêtres. Une fois l’enceinte franchie, de quelque manière que ce soit, on pénétrait dans les quartiers du peuple, immenses, faits de ruelles étroites, de passages souterrains, de passerelles bringuebalantes, quartiers gouvernés par des guildes se livrant à des guerres millénaires : assassins, voleurs, marchands et d’autres encore. Si l’on continuait sa progression vers le centre de la ville, on se heurtait à de hauts et puissants murs de pierres. Une vingtaine de mètres théoriquement infranchissables. Là commençait le domaine des Autorités, dominé par la Forteresse Imprenable s’élevant à des mètres et des mètres au-dessus du sol. C’est là la première chose que voyaient les voyageurs au-delà des murs d’enceinte. Enfin, le Lin. Il ne traversait pas la Cité Intérieure, mais coupait la ville en deux du nord au sud. Ses eaux, tout au long de l’année, charriaient détritus, boue, voire cadavres. Une charmante cité donc que celle de Sreitiop, qui avait traversé les âges et en portait la marque.
Tous, mis à part DJ, furent fascinés par cette vue, découvrant pour la première fois la capitale.
-Ce soir, on dort chez moi, dit DJ.
-C’est grand alors ? demanda Pedrito.
-Oh, quelques mètres carrés tout au plus.
-Ah…
La piste était maintenant encombrée de voyageurs se rendant à la ville. Une foule bigarrée de paysans, de soldats, d’enfants chapardeurs et de marchands. C’est de là que sortit une petite voix, quelques heures avant l’arrivée à Sreitiop.
-DJ ! DJ ! Vous voilà enfin !
De la masse humaine sortit une jeune fille. Arborant un large sourire, elle s’approcha du groupe.